Jardin ambulant sur vélo

Une expérience de jardinage extrême

In spring 2010, I cycled across Ontario, Canada, averaging 50 kilometers a day and covering 2000 kilometers in total. What enticing conditions to begin a new garden. Already loaded down with thirty pounds of gear, space was limited and the opportunities seemed meager for adding greenery to my ride. However, given a handful of wheat kernels and a little sunny weather, veganic gardeners can find a way.

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Bicycle garden

Au printemps 2010, j’ai pédalé à travers l’Ontario, au Canada, en moyenne 50 kilomètres par jour et parcouru 2000 kilomètres au total. Quelles conditions alléchantes pour commencer un nouveau jardin ! Déjà chargé avec une trentaine de kilos de matériel, l’espace était limité et les occasions semblaient maigres pour l’ajout de verdure à mon trajet. Toutefois, avec une poignée de grains de blé et un peu temps ensoleillée, les jardiniers véganiques peuvent trouver une solution.

Partir de ce moment, le niveau d’expérimentation fut en constante évolution ! Bientôt l’herbe de blé poussait sur mon garde-boue. De jeunes pousses de luzerne et le trèfle poussaient tant bien que mal à partir du cadre ! Des pousses de pois grandissait dans une bouteille en plastique trouvée dans un bac de recyclage, leurs vrilles s’entrelaçant pour se donner un support mutuel et s’étirant de plus en plus vers la tige de ma selle ! J’ai ensuite aidé mes coéquipiers à ajouter des jardins de récipients, des herbes hydroponiques et des transplants de fenouil à leurs vélos !

Ces aventures agricoles ne sont pas sans essais et pertes ! Le soleil de plomb a revendiqué plusieurs jeunes jardins ! Un jardin florissant de pousses de tournesol fut oublié par mégarde dans un gymnase de l’école ! Et dans une rue animée, entre Hamilton et Toronto, une pot de culture s’est envolé à partir d’une sacoches jusque sur la chaussée, où les contenus fut rapidement écrasée par un gros camion ! Extreme !

Mon plus grand jardin de récipient, portant une dense polyculture d’herbe de blé, de luzerne, de trèfle et de canola est tombé deux fois du vélo sur le trottoir, et a survécu avec peu de perte de terre et de plantes ! Vive le pouvoir des plantes couvre-sol et des semis sous couvert, car l’érosion peut constituer une menace grave pour les jardins à bicyclette lorsqu’on affronte ​​les nids de poule !

Avec de l’herbe de blé prospérant à la fois sur le garde-boue et le cadre, j’ai décidé d’amener le jardinage extrême à régions encore plus impressionnants du vélo ! Un jardin a été planté sur l’essieu, sur la partie intérieure de la roue ! Un « oui » retentissant à une question cruciale qui nous a confondue pendant des siècles : les plantes peuvent croître et prospérer tout en tournant en permanence ? Bien sûr, elles le peuvent.

Lorsque nous avons visité des écoles pour faire de la sensibiliation environnemental, j’ai utilisé le jardin vélo comme exemple démontrant l’accessibilité du jardinage, si l’on pouvait réussir à faire pousser herbe de blé sur le plastique sans sol tout en se déplaçant, alors les étudiants sont parfaitement capables de démarrer leurs propres potagers, jardins de balcon, et les jardins en bacs à la maison ! C’est peut-être une faible tentative de production alimentaire et de séquestration du carbone, bien que le jardin à vélo amène certainement beaucoup de sourires et d’éducation !

Recettes pour les jardins à vélo :

Il y a deux façons principales de jardiner sur un vélo : avec le sol, ou sans ! Pour ajouter un contenant avec de la terre,, il suffit de trouver un moyen de l’attacher à votre vélo. Une bouteille en plastique de l’eau récupéré peut facilement se glisser dans un porte-bouteille. Percez des trous pour le drainage, l’arroser tous les jours, et plantez densément pour éviter la perte de sol sur les routes cahoteuses !

Jardiner sans sol nous permet de cultiver dans des endroits inusités, comme directement sur les garde-boues et les cadres. J’ai expérimenté avec des méthodes différentes, et voici la technique qui a jusqu’ici fonctionné le mieux, en utilisant du coton à fromage (ou des bandes de gaze) comme milieu de culture.

  1. Commencez avec de l’amour et une bonne intention envers le jardin, car il nécessite des soins plusieurs fois par jour.
  2. Faites germer vos graines à l’avance. Les graminées, comme le blé et l’orge, sont les plus efficaces, puisque l’unique brin peut facilement pénétrer le coton à fromage, tandis que les plantes à deux première feuilles (dicotyles) ont tendance à rester coincées. Les graminées développent aussi plus rapidement leur système racinaire, elle sont plus vigoureuses, et poussent à des hauteurs plus impressionnantes. Faites donc tremper les graines dans l’eau pendant huit heures, puis égouttez-les. Gardez-les légèrement humides pour un ou deux jours, ce qui leur permet de germer.
  3. Humidifier complètement le coton à fromage. Enveloppez-le fermement autour de la partie du vélo en faisant deux ou trois tour. Assurez-vous que l’engrenage et les câbles des freins ne sont pas obstrués.
  4. Ajoutez une couche de graines germées, et enveloppez le coton à fromage une ou deux fois de plus autour des graines. Fermez à l’aide d’épingles à couche.
  5. Gardez les graines et coton à fromage constamment humide. Par beau temps, cela pourrait signifier d’arroser dix fois par jour !
  6. Roulez, récoltez, appréciez.

Par Meghan Kelly, cofondatrice du Réseau d’agriculture véganique


6 juillet 2012
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